Certains élèvent des reptiles, d’autres des amphibiens, certains terrariophiles sont passionnés par l’élevage en captivité d’arthropodes comme les phasmes, les iules, les scolopendres, les mygales chacun y retrouve de la gratitude dans ce qu’il élève. Pour ma part voila que depuis 2003 je me suis passionné de coléoptères. On me pose souvent la question à l’occasion des bourses ou des rencontres, que me plait il dans cette élevage alors que la plus grande partie de la vie d’un coléoptère ce passe sous forme larvaire et qu’on ne les voit pas dans vos boites ? Certes qu’il faut souvent attendre suivant l’espèce entre 6 mois et plus de 3 ans pour voir émerger un imago (coléoptère adulte), mais je ne serai expliquer la satisfaction et la joie lorsque cela se produit. A l’inverse des autres NAC présents dans les élevages, on ne peut que peu les manipuler et peu les toucher, mais une passion est une passion, pourquoi est on éprit pour une « bestiole » plus que pour une autre je ne serai pas l’expliquer et le but de mon article n’est pas d’en faire une psychanalyse.
Dans le cercle des « coléophiles » certains coléoptères sont plus appréciés que d’autres d’une part par leur élevage facile, par leur taille ou par les couleurs qui les ornes. Je veux parler des Cetoniidae, des Dynastidae et des Lucanidae, voila les trois familles les plus représentés en élevage. Et depuis quelques temps une autre famille comme les Eurichinae commence à émerger tout doucement dans nos bacs d’élevages mais est encore très peu représenté.
Je vais surtout dans cette article me reconcentrer encore une foie sur l’élevage des Cetoniidae (ou Cétoine). Je ferai d’autres d'autres améliorations sur mes articles concernant l’élevage des autres familles qui sont à mon sens différent et plus spécifique.
D’un peu partout, les coléoptères sont présents sur quasi toute la surface du globe. Mais les coléoptères les plus représentés en élevage sont ceux provenant d’Amérique du sud, d’Asie et surtout d’Afrique.
Avant de commencer à vous énumérer quelques genres, je vais simplement mettre les bases d’un point de vu taxonomique. Les noms scientifiques se découpe dans l’ordre suivant en « genre », « espèce » qu’on note « sp. » de l’anglais species et éventuellement une « sous-espèce » qu’on note « ssp. » de l’anglais sub-species.
Par exemple Pachnoda (= genre) marginata (= espèce) peregrina (= sous-espèce)
Plusieurs genres sont bien pour commencer telle qu’Eudicella sp., Pachnoda sp., Mecynorrhina sp., Coelorrhina sp. Ils sont généralement courants en élevage, ornés de très belle couleur, d’un coût peu élevé et d’élevage faciles.
Le cycle larvaire varie d’un genre à l’autre et d’une famille à l’autre. Pour donner un ordre d’idée chez les Cetoniidae le stade larvaire varie entre 6 mois (Chlorocola sp., Eudicella sp., Pachnoda sp., Coelorrhina sp. etc.) et à un peu plus d’un an (Mecynorrhina sp., Goliathus sp. etc.)
Il faut savoir comme dit en introduction que le stade larvaire est bien plus long que le stade de l’imago car en moyenne un adulte vit 2 à 4 mois (ceci est une généralisation car certain individus peuvent vivre bien plus longtemps). Ce stade est le stade la maturité sexuelle et de la reproduction. Je décrirai plus tard la différentiation sexuelle chez la larve, chez l’adulte et le mode de reproduction.
L’anatomie chez les coléotpères est très important dans la différentiation des différents genres, espèces et sous espèce, elle permet entre autre de mettre un « nom » sur un genre est permet en élevage de mettre en évidence les hybrides qui pourrait existait vis-à -vis de base de données préétablis.
Les repères anatomiques les plus importants sont le pronotum, les élytres, l’abdomen et les métatarses.
Le but premier chez les coléoptères adultes est d’avoir des couples pour pouvoir les reproduire et ainsi pérenniser la souche.
On peut élever plusieurs mâles et plusieurs femelles dans le même bac de reproduction. Le seul point négatif de faire cohabiter plusieurs mâles ensemble est le fait qu’ils se combattent, s’épuisent et meurent plus vite. Mais il est impossible lorsqu’on possède beaucoup de mâles d’une espèce de tous les séparer dans différents bacs.
La reproduction se fait grâce à l’édéage (pénis) que le mâle introduit dans l’abdomen de la femelle par un orifice situé à l’arrière de celui-ci. La reproduction se fait quotidiennement, naturellement surtout lorsque la femelle est en train de manger et l’accouplement peux durer des heures.
En parlant de nourriture, les adultes ne sont pas difficiles à nourrir et se contentent de fruits mures et sucrés. On peut donc leur mettre à disposition dans une coupelle plate pour éviter que les morceaux ne touchent le substrat directement et ne se salissent ou ne pourrissent plus vite, des morceaux de pommes, de mirabelles, de bananes avec une très nette préférence pour cette dernière. Pour ma part je n’utilise plus que de la « Food beetle jelly ». C’est une gelée conditionné en petits pots que je fais importer du Japon, qui contient tout les nutriments nécessaires aux coléoptères. La beetle jelly à l’inverse des fruits n’attire pas les drosophiles et ceux-ci ne pondent pas non plus dedans. Ce qui est un grand avantage pour ne pas être rapidement infesté de petites mouches volant partout dans la pièce.
Les adultes on besoin de lumière, il est important de respecter un cycle jour/nuit, peut importe la saison. J’élève mes coléoptères sur une base de 10 à 12 heures d’éclairage par jour grâce à de simples tubes néons installés au dessus des bacs. La lumière stimule l’activité et la reproduction, elle est donc indispensable.
Une fois que les femelles ont était accouplées, elles s’enfouissent dans l’épaisse couche de substrat (généralement la nuit), pour aller pondre leurs œufs. Le substrat de ponte (qui sera exactement le même que pour l’élevage des larves) doit avoir une hauteur dans le bac d’un minimum de 15-20 centimètres. Cette hauteur varie suivant les genres, plus le genre est grand plus l’épaisseur du substrat doit être élevé.
Pour indication les Eudicella sp., Coelorrhina sp., Chlorocola sp., Protaetia sp. Dicronorrhina et tous les autres genres qui font de 2 à 5 cm peuvent être élevés avec 15 cm de hauteur de substrat. Pour les genres plus gros comme les Mecynorrhina, Goliathus, comptez 25 à 40 cm au moins.
Mais qu’est ce que ce substrat ? Le substrat dont je parle est un mélange de feuilles mortes, d’humus et de bois morts. Il faut pour qu’il puisse être utilisable le réduire au maximum en le broyant. Il doit être composé de feuille de chêne, de hêtre, de châtaignait, de bouleau, et tous autres feuillus que l’on trouve généralement dans la foret. Pour le bois, le mieux car il semble être le plus nutritif est le bois de chêne, cependant tout autre bois peut être utilisés, sauf le bois de résineux, car il peut être toxique pour les futures « larvules » et la résine peut coller les mandibules. Le substrat doit être broyé finement, cela semble plus efficace pour obtenir des pontes. Il doit être aussi frais au touché, j’entends par ce mot, humide est ne doit jamais être détrempé.
La femelle ira donc déposer ses œufs un par un, généralement au fond du bac. Il faudra alors les laisser en place, l’incubation de l’œuf se fera tout seul.
Environ 2-3 mois après, lorsque les adultes sont en fin de vie ou sont morts ou si le substrat semble complètement mangé (j’entends par la qu’il n’apparait que des crottes de larves dans le bac) il faut retirer les larves et les placer dans d’autre bacs avec un substrat « neuf » de même composition que citer auparavant, c'est-à -dire feuille et bois broyé dans les proportions suivantes : pour 10 mesures, 7 mesures de feuilles et 3 mesures de bois.
Comptez une moyenne d’1 à 5 litres par larve. Cela dépend du genre, plus le genre est gros plus la larve sera grosse il faut alors augmenter les proportions du substrat.
Un autre exemple, 10 larves de Mecynorrhina doivent être élevé dans un bac d’un minimum de 25 à 30 litres pour qu’elles puissent se développer correctement.
Le mieux est de ne pas surcharger vos bacs car les larves risqueront lorsqu’elles fabriqueront naturellement leurs coques de se gêner se qui pourrait entrainer la mort de quelques individus.
De plus cela peut provoquer du cannibalisme entre les larves qui ne le sont généralement pas. Le cannibalisme peut aussi être favorisé par le manque de nourriture. Peu d’espèces ont ce comportement, cependant certaines espèces comme Amaurodes passerini, Megalorrhina harrisi, ou encore Cherolasia burkei qui sont relativement commun en élevages doivent être élevé sépareraient au risque de favoriser ce phénomène.
Lorsque les larves sont en coque il est nécessaire de ne plus toucher au substrat, ni de manipuler les coques au risque de les casser. A moins que cela soit vraiment nécessaire, il faudra alors prendre soigneusement les coques et de ne pas les retourner (un peu comme les œufs de reptiles).
La nymphose à l’intérieure de la coque durera en moyenne 1 mois et demi à 3 mois, cela dépend du genre et de la température (température favorable 21 °C à 23 °C).
Je souhaite aussi ajouter qu’après de nombreuses années d’élevages et d’observations et quasi une centaine de genres d’espèces ou sous espèces différentes élevés, j’ai relevé plusieurs facteurs favorisant le bon déroulement des pontes et le bon développement des larves et de la nymphose. Par exemple certaines espèces nécessitent un substrat sec pour la mise en coque, d’autre du sable, de la terre argileuse etc. Je ne peux pas tout détailler dans cette article mais il est aisé de retrouvé les informations sur les forums « coléophiles » ou d’y poser vos interrogations.
La pré-nymphose ou la larve préparera de façon interne la transformation en nymphose.
Puis la nymphose ou apparaitra la forme de l’individu. Les nymphes sont de couleur orange et ressemble comme je l’ai souvent entendu dire à des « aliens ».
Et enfin la mue imaginale, ou l’adulte sortira par une mue et atteindra le stade adulte.
Lorsque l’adulte sort de la mue imaginale, celui-ci possède encore des élytres très « molles » généralement blanche et donc d’une couleur qui n’est pas définitive. Ainsi que les ailes qui seront étalé à l’arrière sous les élytres. Il faudra donc que l’adulte se « sèche », cela prend environ 2 à 3 jours, les couleurs définitives apparaitrons à ce moment la. Puis avant d’émerger de la coque, il restera en latence pendant 1 à 2 semaines.
Lorsque les adultes sont sortis de la coque, il arrive qu’il reste encore pendant quelques jours enfouis dans le substrat, il ne faut donc pas s’inquiéter de ne pas les voir tout de suite gambader à la surface.
Une pratique optimale est de maintenir les larves et les nymphoses à une température sans trop de variation de 22 à 24 °C. Le cycle est alors bouclé !
Chez les larves de Cetoniidae, le sexe peut être très facilement trouvé chez la larve au stade L3. Pour le déterminer il faut regarder au niveau du dernier segment abdominal (c'est-à -dire sur le « derrière » de la larve). Soit avec les yeux directement si vous avez une bonne vue ou l’œil exercé ou avec une loupe. Il faut recherche un point noir chitineux (l’organe d’Hérold) qui se trouve au milieu du segment. Attention à ne pas le confondre avec des cils qui peuvent être aussi présents. Si il y’a présence d’un point noir, cela signifie que la larve est de sexe masculin. Son absence signifie que la larve est de sexe féminin.
Encore plus simple ! Deux observations permettent de mettre en évidence le sexe d’un Cetoniidae adulte.
- La première est la corne céphalique, bien développée chez beaucoup de genre, elle permet par sa présence d’affirmer que le sexe est masculin ou d’infirmer par son absence que l’individu est de sexe féminin. De plus généralement les femelles ont une tête plate ce qui leur permet de creuser profondément dans le substrat pour y déposer leurs œufs.
- Deuxièmement, certains genre n’ont pas de cornes du tout, qu’il soit mâle ou femelle. Il faut alors regarder au niveau de l’abdomen. Si celui-ci possède un « sillon abdominale » c'est-à -dire un trait qui forme une dépression au milieu de l’abdomen c’est alors un mâle. Son absence met en évidence une femelle.
Anatomiquement, généralement les genres qui possèdent une corne céphalique possèdent aussi un sillon abdominal.
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