Le sexage des larves de cétoines ou dynastes est un art qui peut paraitre difficile lorsque l’on ne l’a jamais pratiqué mais qui avec un œil entrainé devient très facile.
Celui-ci ce pratique au dernier stade larvaire, c'est-à -dire au stade plus communément appelé L3.
Lorsque l’on souhaite sexer une larve, il faut rechercher le fameux organe d’Hérold qui se situe chez les cétoines, sur le dernier segment abdominal de la face ventrale de la larve. Chez les cétoines, l’organe d’Hérold en plus d’être de forme triangulaire (visible par transparence) fait apparaître un point de couleur noir (pointe chitineuse, à ne pas confondre avec les cils qui recouvrent la larve), très spécifique et très visible au stade L3.
La pointe chitineuse chez les grosses espèces (Mecynorrhina, Chelorrhina…) peut être très visible à l’œil nu. Pour de plus petites espèces, il suffira s’utiliser une loupe avec un grossissement X10, ce qui devrait amplement suffire.
Ce petit point s’il est présent, indique que la larve est de sexe mâle, s’il est absent c’est une femelle. Il est important (chez les Cetoniidae) de bien regarder le point noir et de ne pas se fier uniquement à la forme triangulaire de l’organe.
(photos à venir)
Chez les Dynastidae, le sexage est plus difficile [je trouve] car l’organe d’Hérold est moins évident à déceler.
Toujours par transparence, il faut chercher l’organe d’Hérold, qui est présent le plus souvent sur l’avant dernier segment abdominale.
(photos à venir)
Le sexage de l’adulte est une chose beaucoup plus facile pour la plupart des genres et espèces, car leurs dimorphismes sexuels sont très marqués chez les mâles et peu chez les femelles.
Une première approche est donc de regarder si l’imago possède ou non une ou plusieurs cornes sur la tête et ceci pour les dynastes ou cétoines, chez les Lucanidae cela est plus particulier mais tout aussi évident, le mâle possède deux redoutables pinces bien de développés (la femelle en possède aussi mais elles reste très peu développer) à l’avant de la tête [note : je déconseille fortement d’y mettre les doigts car lorsque le mâle serre ses pinces de toute ses forces, cela fait vraiment extrêmement male ! :)]
Les pinces ou cornes sont un dimorphisme sexuel mâle très marqué et présent chez pratiquement 100 % des Dynastidae et Lucanidae.
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Chelorrhina polyphemus confluens mâle.
Chelorrhina polyphemus confluens femelle.
Mais voila, il existe toujours quelques exceptions à la règle et certains mâles de certains genres ne possède aucune corne (chez les cétoines essentiellement), il faudra alors retourner l’adulte et regarder s’il possède ou non un sillon abdominal, [le sillon abdominal est visible sur les six sternites que possède l’adulte, il fend verticalement les sternites et donne un aspect de relief.]
En finalité, si on observe ce sillon abdominal le sexe est masculin s’il est absent le sexe sera féminin.
(photos à venir)